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ÉDUCATION - Les femmes francophones en Ontario

NIVEAUX DE SCOLARITÉ

Comme pour la population francophone, le niveau de scolarité des femmes francophones est inférieur à celui des femmes dans l'ensemble de la population ontarienne.

Niveau inférieur à la 9e année

La proportion de femmes francophones qui ont un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est de 15 % comparativement à 10,6 % dans la population féminine en général. Cette tendance s'observe dans toutes les régions. La plus forte proportion de femmes francophones ayant moins d'une 9e année est observée dans le Sud-Ouest (20,6 %) et la plus faible dans le Centre (12,3 %).

Au niveau provincial, la proportion de femmes francophones possédant un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est similaire à celui des hommes (15 % comparativement à 15,4 %). Cependant, il y a des variations régionales importantes. La proportion de femmes francophones ayant moins d'une 9e année est supérieure à celle des hommes dans le Sud-Ouest et l'Est de l'Ontario alors qu'elle est inférieure dans les autres régions notamment dans le Nord-Ouest où la différence entre les deux sexes est relativement importante.

Diplôme d'études secondaires

Comme chez les hommes francophones, la proportion des femmes francophones qui ont un diplôme d'études secondaires est inférieure à celle des femmes dans la population générale (63,3 % comparativement à 66,6 %). Cette observation est valable pour toutes les régions sauf le Centre où 68,4 % des femmes francophones comparativement à 66,9 % des femmes dans la population générale ont au moins un diplôme d'études secondaires.

La proportion de femmes francophones détenant un diplôme d'études secondaires est supérieure à celle de leurs homologues masculins (63,3 % versus 61,2 %). À l'exception du Sud-Ouest, la proportion chez les femmes francophones est supérieure à celle des hommes dans toutes les régions.

Études postsecondaires

Parmi les femmes qui détiennent un diplôme d'études secondaires, la proportion de femmes francophones qui ont poursuivi des études postsecondaires est inférieure à celle de la population féminine en général (74,2 % comparativement à 76 %). Cette observation est valable pour toutes les régions sauf le Centre où 79,4 % des femmes francophones comparativement à 76,5 % des femmes dans la population générale ont poursuivi des études postsecondaires.

Parmi les Francophones qui détiennent un diplôme d'études secondaires, la proportion de femmes qui ont poursuivi des études postsecondaires est inférieure à celle de leurs homologues masculins, et ce dans toutes les régions.

Au niveau provincial, les femmes francophones qui ont entrepris des études postsecondaires sont moins susceptibles de poursuivre des études universitaires que les femmes dans la population générale (44,1 % versus 45,7 %). Cependant il existe des différences régionales importantes. Alors que dans le Nord-Est et le Nord-Ouest les femmes francophones sont moins portées à fréquenter l'université que la population féminine de la région, c'est le contraire dans les autres régions.

Parmi les Francophones qui ont entrepris des études postsecondaires, un nombre relativement plus élevé de femmes que d'hommes ont fréquenté l'université (44,1 % comparativement à 40 %), et ce dans toutes les régions.

De 1991 à 1996, comme dans la population francophone en général, la proportion de femmes francophones détenant un diplôme universitaire de baccalauréat a augmenté dans toutes les régions, l'augmentation la plus importante étant dans le Centre (de 12,7 % à 16 %).

La proportion de femmes francophones détenant un diplôme universitaire est inférieure à celle de la population féminine en général (12,4 % comparativement à 13,8 %) dans toutes les régions sauf dans le Centre où on observe la relation inverse (16 % versus 14,6 %).

Il existe un plus grand nombre de femmes francophones que d'hommes détenant un diplôme de baccalauréat ou d'études supérieures dans le Nord-Est, Nord-Ouest et le Sud-Ouest de la province, alors que l'inverse est vrai dans les autres régions.

Parmi les femmes qui ont fréquenté l'université, le taux d'obtention du baccalauréat est légèrement supérieur chez les femmes francophones que chez les femmes dans la population générale (60,1 % comparativement à 59,6 %). La proportion chez les femmes francophones est inférieure à celle de leurs homologues masculins (60,1 % comparativement à 61,9 %).

Études supérieures

Parmi les femmes francophones ayant un baccalauréat, la proportion ayant suivi des études supérieures a diminué entre 1991 et 1996 dans toutes les régions sauf dans le Nord-Ouest où la proportion a augmenté de 22,2 % à 29,1 %.

La proportion de femmes francophones ayant un baccalauréat qui poursuivent des études supérieures est plus élevée que dans la population féminine en général (31,8 % versus 30,2 %). Cependant, la proportion chez les femmes francophones est nettement inférieure à celle de leurs homologues masculins, et ce dans toutes les régions.

DOMAINES D'ÉTUDES

De 1991 à 1996, parmi les femmes francophones ayant un certificat/ diplôme d'études postsecondaires, la proportion ayant les sciences sociales comme principal domaine d'études a augmenté de 8,9 % à 10,9 %. On observe une tendance similaire dans la population féminine en général (de 10,7 % à 12 %).

Plus d'une femme francophone sur quatre se retrouve dans les domaines du commerce, de la gestion et de l'administration des affaires (27,6 %). La proportion correspondante dans la population féminine en général est de 26,9 %.

Les femmes francophones se retrouvent en concentration plus élevée que la population féminine en général dans les domaines de l'éducation (18,1 % comparativement à

14,5 %), des lettres et des sciences humaines (8,8 % comparativement à 7,7 %). Les femmes francophones sont cependant sous-représentées dans les domaines des sciences sociales (10,9 % comparativement à 12 %), des sciences et techniques agricoles et biologiques (3 % comparativement à 4,1 %) et des professions de la santé (17,2 % comparativement à 18,8 %).

Les proportions de femmes et de femmes francophones dans les domaines de la santé, de l'éducation, du commerce, de la gestion et de l'administration des affaires sont beaucoup plus élevées que les proportions que l'on retrouve dans la population masculine. Les hommes sont en contrepartie en plus grandes proportions dans les domaines des mathématiques, des sciences physiques, du génie et des sciences appliquées.

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Dernière mise à jour : 30 mai 2008