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Les francophones en Ontario
Profil statistique 2005—Profil général
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION
MÉTHODOLOGIE
DÉMOGRAPHIE
CONSERVATION DE LA LANGUE
ÉDUCATION
DOMAINE D'ÉTUDES
MARCHÉ DU TRAVAIL
REVENU
RÉGIONS DÉSIGNÉES
PARTICULARITÉS RÉGIONALES
GLOSSAIRE ET RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES
HAUT
INTRODUCTION
L'Office des affaires francophones (OAF) vous présente la mise à jour des profils statistiques de la population francophone en Ontario, basée sur le recensement de 2001 de Statistique Canada. L'OAF avait publié ce même profil en 1999 basé sur le recensement de 1996.
Vous trouverez dans ce profil un portrait statistique général de la population francophone de l'Ontario. Quatre autres profils sur les francophones sont présentés par l'Office : Les femmes francophones en Ontario, Les jeunes francophones en Ontario, Les personnes âgées francophones en Ontario et Les minorités raciales francophones en Ontario. Ils étudient plus en profondeur les données se rapportant à des segments précis de la population francophone ontarienne.
En général, l'évolution des données statistiques sur la population francophone de l'Ontario entre 1996 et 2001 s'inscrit dans les projections démographiques déjà établies.
En voici quelques faits saillants :
- De 1996 à 2001, la population francophone de l'Ontario a augmenté de 6 600 personnes.
- Au cours de cette période, le nombre de francophones appartenant à une minorité raciale a augmenté de plus de 40 % en Ontario.
- La proportion de francophones utilisant principalement le français à la maison continue de diminuer, passant de 58,9 % à 56,5 % entre 1996 et 2001.
- Le français est la langue la plus utilisée au travail pour un francophone sur trois.
- Parmi les personnes détenant un baccalauréat, les francophones sont plus portés que leurs contreparties dans la population générale à obtenir un diplôme ou certificat d'études supérieures.
- Le revenu moyen d'emploi des francophones est plus élevé que celui de la population générale.
- Le revenu moyen d'emploi des femmes francophones représente 68 % du revenu moyen de leurs homologues masculins. Cependant, l'écart salarial entre les deux sexes est moindre chez les francophones que dans la population générale (63 %).
- Une section d'analyse régionale est ajoutée au présent ouvrage afin de donner un portrait des différences entre les populations francophones selon les régions où elles habitent.
MÉTHODOLOGIE
Ce profil sur les francophones en Ontario se fonde sur les résultats du recensement de 2001 de Statistique Canada. On fait référence aussi dans certains cas aux données du recensement de 1996.
L'Office des affaires francophones définit les francophones de l'Ontario selon leur réponse à la question sur la langue maternelle : Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise ? Dans ce profil, la notion de francophone se rapporte aux personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples).
L'étude porte sur un nombre de variables, notamment les caractéristiques démographiques, le taux d'assimilation, l'éducation, la participation au marché du travail et le revenu des francophones en Ontario. Exception faite de certaines données démographiques annotées, la plupart des statistiques se rapporte au groupe des 15 ans et plus.
Deux formulaires ont été utilisés pour le recensement de 2001. Le formulaire abrégé (Profil 2A) a été distribué à 100 % de la population et comprend une question sur la langue maternelle. Le formulaire long (Profil 2B) a été distribué à un échantillon de 20 % de la population et renferme des questions plus détaillées, telles que les questions sur le niveau de scolarité, le revenu, la participation au marché du travail, etc. Sauf indications contraires, les données du présent profil sont tirées du formulaire long (Profil 2B).
Des comparaisons sont faites avec la population générale de l'Ontario pour mettre en relief la situation relative aux francophones. Les différences relevées dans ce document ne sont pas testées statistiquement et sont considérées comme étant des indications de tendances possibles.
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DÉMOGRAPHIE
REPRÉSENTATION ET DISTRIBUTION RÉGIONALE
Les recensements montrent qu'entre 1996 et 2001, la population francophone de l'Ontario a augmenté de 6 600 personnes. Le nombre de francophones a augmenté dans l'Est et le Centre et a diminué dans les autres régions de l'Ontario.
Les francophones établis en Ontario sont au nombre de 548 940 soit 4,8 % de la population totale de la province. Leur proportion est plus élevée dans le Nord-Est (25,1 %) et dans l'Est (14,7 %). Dans les autres régions, les francophones représentent moins de cinq pour cent de la population totale de ces régions.
L'Est regroupe 41,3 % des francophones de l'Ontario et le Nord-Est, 25,2 %. Six pour cent des francophones vivent dans le Sud-Ouest et moins de deux pour cent dans le Nord-Ouest. Bien que les francophones ne comptent que pour 1,8 % de la population totale du Centre, cette région regroupe 25,6 % de la population francophone de la province. La région centrale regroupe les deux tiers de la population ontarienne.
Entre 1996 et 2001, la proportion de francophones a augmenté dans le Centre et l'Est mais a par conséquent diminué dans les autres régions. La proportion de francophones vivant dans le Centre est passée de 23,4 % à 25,6 % et dans l'Est de 40,8 % à 41,3 % entre1996 et 2001. Dans le Nord-Est la proportion a diminué, passant de 27,5 % à 25,2 % durant cette période.
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GROUPES D'ÂGE
La population francophone est plus âgée que la population générale. Les francophones sont sous-représentés dans les groupes d'âge de 0 à 34 ans et surreprésentés dans le reste des groupes d'âge soit de 35 à 65 ans et plus. C'est dans le Sud- Ouest que la proportion de francophones âgés de 65 ans et plus est la plus élevée (22,3%comparé à14,3%dans la population générale). La proportion de francophones âgés de 45 à 64 ans est également élevée dans le Sud- Ouest et le Nord-Ouest où l'on retrouve près du tiers des francophones dans cette catégorie d'âges comparé au quart dans la population générale.
La proportion de francophones âgés de 65 ans et plus a augmenté entre 1996 et 2001, passant de 13,6 % à 14,5 %, alors que dans la population générale, elle est passée de 12,4% à 12,9%.
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MOBILITÉ ET IMMIGRATION
Les francophones qui se sont établis en Ontario entre les recensements de 1996 et 2001 sont au nombre de 40 480; 32 725 d'entre eux provenaient d'autres provinces canadiennes et 7 760 arrivaient de l'extérieur du Canada. Durant cette période, trois francophones sur cinq sont venus du Québec et un sur cinq d'un autre pays.
Plus du tiers (36,6 %) des francophones de 20 ans et plus en provenance du Québec se sont installés dans la région d'Ottawa et près de 15 % dans la région de Toronto. Pour ce qui est des francophones provenant de l'extérieur du pays, plus de la moitié (55,2 %) s'est installée dans le Centre, et 35,9%dans l'Est de la province. Ottawa et Toronto sont donc les principales communautés d'accueil de ces nouveaux arrivants.
Le nombre de francophones qui se sont établis en Ontario entre 1996 et 2001 est plus élevé que le nombre de ceux qui se sont établis entre1991et 1996 (40480 contre 27 765) et atteint un niveau comparable aux années 1986 à 1991(40 665). Après un déclin entre 1991 et 1996, le nombre de francophones en provenance des autres provinces a également augmenté par rapport aux chiffres donnés cinq ans auparavant.
C'est dans le Centre que la proportion d'immigrants francophones est la plus élevée (16 %) et dans le Nord-Est la plus faible (0,6 %). On observe le même schéma dans la population générale.
La proportion d'immigrants ayant obtenu leur statut d'immigrant depuis plus de 15 ans (avant 1986) est plus élevée chez les francophones que dans la population générale (56,1% comparé à 53,9 %). La proportion est plus élevée dans le Nord-Est et le Nord- Ouest de l'Ontario. En contrepartie, on observe une immigration récente plus importante dans les régions du Centre, de l'Est et du Sud-Ouest de l'Ontario, où l'on retrouve des proportions plus élevées d'immigrants ayant obtenu leur statut d'immigrant entre les années 1996 et 2001.
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MINORITÉS RACIALES
Le nombre de francophones appartenant à une minorité raciale a augmenté entre 1996 et 2001, passant de 41 235 à 58 5201. La proportion de minorités raciales francophones a augmenté dans toutes les régions au cours de cette période.
À l'instar des minorités raciales dans la population générale, le groupe francophone est fortement concentré dans les régions de Toronto et d'Ottawa. Les francophones issus des minorités raciales représentent 33,2 % de la population francophone de Toronto, 26,4 % de celle de York, 29 % de celle de Peel et 14,1% de la population francophone d'Ottawa. Ils représentent aussi 15,6 % de la population francophone de la région d'Hamilton.
- Les valeurs publiées dans le Profil statistique de 1996 sont les valeurs ajustées pour les réponses multiples. L'OAF fournit désormais des valeurs non ajustées (100 % des réponses simples et multiples). [RETOUR]
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LIEU DE NAISSANCE
Deux francophones sur trois sont originaires de l'Ontario. C'est dans le Nord- Est que la proportion de francophones d'origine ontarienne est la plus élevée (83,5 %) et dans le Centre qu'elle est la plus faible (42,2 %). Près du tiers des francophones de la région centrale (30,7 %) et du Nord-Ouest (29,1 %) est originaire du Québec.
Seulement 6,8 % des francophones sont nés à l'extérieur du pays, comparativement à 27,9 % pour la population totale de l'Ontario. C'est dans le Centre que la proportion de francophones provenant de l'extérieur du Canada est la plus élevée et dans le Nord-Est qu'elle est la plus faible.
Près de trois francophones sur quatre appartenant à une minorité raciale sont nés à l'extérieur du pays (74,3 %). Parmi les francophones appartenant à une minorité raciale qui sont nés en dehors du pays, 31,5 % sont nés en Afrique et 30,5 % en Asie (voir la définition dans les renseignements techniques).
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CONSERVATION DE LA LANGUE
LANGUE D'USAGE À LA MAISON
On mesure le niveau de conservation de la langue maternelle à partir de la langue parlée à la maison des personnes ayant le français comme langue maternelle. À l'échelle provinciale, pour 56,5 % des francophones, le français est la langue la plus souvent utilisée à la maison. Les francophones ont un taux de conservation plus élevé dans l'Est (69,8 %) et dans le Nord-Est (66,5 %) de la province, régions à plus forte concentration de francophones. Les niveaux de conservation sont nettement plus faibles dans le Sud-Ouest (26,9 %) et dans le Centre (33 %) de la province. La proportion de francophones parlant français à la maison a diminué dans toutes les régions entre 1996 et 2001, les écarts les plus importants étant dans le Nord-Est et Sud-Ouest ontarien.
Quand la langue maternelle des deux parents est le français, la grande majorité de leurs enfants conserve la langue maternelle (91,7 %). Le taux de conservation du français était de 92,2 % en 1996. Les mères francophones jouent un rôle-clé dans la conservation de la langue française. Quand seule la mère déclare le français comme langue maternelle, 34,2 % des enfants conservent le français comme langue maternelle (31,6 % en 1996) contre 14,6 % des enfants lorsque seul le père a le français comme langue maternelle (14,1 % en 1996).
Des familles avec enfants composées d'au moins un partenaire francophone, 35,2 % sont composées de deux conjoints francophones. La proportion s'élevait à 39,4 % en 1996 et à 45,7% en 1991. On constate donc une augmentation des unions exogames, ce qui serait un des éléments expliquant la baisse de conservation du français.
La proportion des familles composées de deux conjoints francophones varie selon les régions; elle est la plus élevée dans le Nord-Est (48,8 %) et la plus faible dans le Sud-Ouest et le Centre (respectivement 17,8 % et 18,5 %).
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LANGUE D'USAGE AU TRAVAIL
En 2001 Statistique Canada a introduit dans le formulaire long une nouvelle question portant sur la langue utilisée au travail. Cette variable a pour objectif de mesurer la langue d'usage au travail au sein de la population active de 15 ans et plus.
Un francophone sur trois a indiqué utiliser le français le plus souvent au travail. Les proportions varient selon les régions, l'Est et le Nord-Est étant les régions où les proportions sont les plus élevées (45,1 % et 40,2 %), le Centre et le Sud-Ouest les plus faibles (15,8 % et 13,1 %).
Plus de deux francophones sur trois (67,4 %) ont déclaré utiliser leur langue maternelle en milieu professionnel (français parlé le plus souvent ou régulièrement). La proportion varie selon les régions. Elle atteint 83,3 % dans l'Est et 30,9 % dans le Sud-Ouest. Les femmes francophones sont proportionnellement plus nombreuses que leurs homologues masculins à parler le français dans leur milieu de travail (71,3 % contre 63,8 %), et ce dans toutes les régions.
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BILINGUISME
On mesure le taux de bilinguisme à partir de la connaissance des langues officielles c'est-à-dire la capacité de soutenir une conversation en anglais et en français. Près de neuf francophones sur dix (88,4 %) ont déclaré être bilingues en Ontario, et ce comparé à 11,7 % de la population générale de la province.
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ÉDUCATION
NIVEAUX DE SCOLARITÉ
En Ontario, le niveau de scolarité des francophones tend à être légèrement inférieur à celui de la population en général.
Niveau inférieur à la 9e année
La proportion des francophones qui ont un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est de 11,9 % comparativement à 8,1 % dans la population générale. Cette tendance s'observe dans toutes les régions. La plus forte proportion de francophones ayant accompli moins d'une 9e année est observée dans le Nord-Ouest (18,2 %) et la plus faible, dans l'Est et le Centre (9,5 %). Un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est un des facteurs d'analyse de l'analphabétisme dans une population donnée.
Diplôme d'études secondaires
La proportion des francophones qui possèdent au moins le diplôme d'études secondaires est inférieure à celle de la population générale (67 % comparativement à 70,3 %). La proportion est inférieure dans toutes les régions sauf dans le Centre, où 72,7 % des francophones ont un diplôme d'études secondaires comparé à 71 % dans la population générale.
L'écart entre les francophones et la population générale est plus prononcé dans le Nord-Ouest (54,6 % comparativement à 63,1 %) et le Sud-Ouest (61,1 % par rapport à 67,6 %).
Études postsecondaires
Parmi les personnes qui détiennent un diplôme d'études secondaires, une proportion inférieure de francophones, en comparaison à la population générale, a suivi des études postsecondaires (77,9 % contre 79,5 %), l'écart le plus important se trouvant dans l'Est ontarien (76,6 % contre 80,6 %). Le Centre est la seule région où l'on observe la relation inverse : les francophones y sont plus portés à entreprendre des études postsecondaires que dans la population générale (82,1 % contre 80,1 %).
Parmi ceux qui ont entrepris des études postsecondaires, les francophones présentent un taux de formation universitaire inférieur à celui de la population générale (45%contre49%). La différence est particulièrement prononcée dans le Nord-Ouest (28,2 % contre 37,4 %) et le Nord-Est de la province (28,8 % contre 33,7 %). Dans le Centre et le Sud-Ouest, les taux de formation universitaire des francophones sont similaires à ceux de la population totale.
En Ontario, la proportion de détenteurs d'un diplôme universitaire de baccalauréat ou d'études supérieures est de 14,7 % chez les francophones par rapport à 17,5 % dans la population générale. Les francophones possédant un baccalauréat ou un diplôme d'études supérieures sont sous-représentés dans toutes les régions sauf le Centre où 19,3% des francophones sont titulaires d'un diplôme universitaire comparativement à 18,9 % dans la population générale.
De 1996 à 2001, la proportion de francophones détenant un diplôme universitaire de baccalauréat a augmenté dans toutes les régions, les augmentations les plus importantes étant dans le Centre (de 16,5%à 19,3%) et dans l'Est (de 14,9 % à 17,6 %).
Parmi les personnes qui ont fréquenté l'université, le taux d'obtention du baccalauréat est légèrement inférieur chez les francophones par rapport à la population totale (respectivement 62,5 % et 64 %), et ce dans toutes les régions.
Études supérieures
Parmi les francophones ayant un baccalauréat, la proportion ayant suivi des études supérieures a augmenté entre 1996 et 2001 dans toutes les régions. L'augmentation la plus forte est observée dans le Nord-Ouest, où elle est passée de 33 % à 35,8 %. Dans la population générale, la proportion a augmenté dans toutes les régions durant cette période, excepté dans le Nord-Ouest, qui a enregistré une diminution (de 34,2 % à 32,1 %).
Parmi les personnes qui détiennent un baccalauréat, les francophones sont plus portés que leurs homologues dans la population générale à poursuivre leurs études en vue d'un diplôme ou certificat d'études supérieures (37,3 % comparativement à 33,7 %), l'écart entre les francophones et la population générale étant le plus élevé dans le Sud-Ouest (40,5 % contre 34,6 %).
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DOMAINE D'ÉTUDES
Diplôme/certificat d'études postsecondaires
Les francophones se distinguent nettement de la population générale dans le domaine de l'éducation, où 12,3 % des francophones ayant un diplôme/ certificat d'études postsecondaires sont formés, et ce comparativement à 9,4 % dans la population générale. Les francophones sont aussi proportionnellement plus nombreux que dans la population générale dans les techniques et métiers du génie et des sciences appliquées (22,4 % contre 20 %). Par contre, les francophones sont sous-représentés, par rapport à la population générale dans les domaines des mathématiques, de l'informatique et des sciences physiques (3 % contre 4,4%) et dans les domaines du génie et des sciences appliquées (3,2 % contre 5,7 %).
De 1996 à 2001, parmi les francophones ayant un diplôme d'études postsecondaires, la proportion d'entre eux ayant comme principal domaine d'études les sciences sociales a augmenté, passant de 10 % à 11 %. On observe la même tendance entre 1991 et 1996 (8,9 % à 10 %), conduisant à une diminution de l'écart de proportions entre les francophones et la population générale.
Baccalauréat ou plus
Les écarts entre les francophones et la population générale sont plus importants lorsqu'on examine les domaines d'études des détenteurs d'un diplôme de baccalauréat ou plus. Outre une nette surreprésentation en éducation (22,4 % contre 13,7 %), les francophones détenant un diplôme de baccalauréat ou plus sont proportionnellement plus nombreux que la population générale dans les lettres et sciences humaines (15 % contre 12,9 %). Dans les autres domaines d'études, les francophones détenant un baccalauréat sont sous-représentés par rapport à la population totale, particulièrement dans les domaines du génie et des sciences appliquées ainsi qu'en mathématiques, informatique et sciences physiques.
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MARCHÉ DU TRAVAIL
Le taux d'activité est le pourcentage de la population active totale, c'est-àdire la population occupée ou étant à la recherche d'un emploi, par rapport à l'ensemble de la population âgée de15 ans et plus. Le taux d'activité est inférieur à celui de la population générale (59,2 % contre 61,5 % pour les femmes, et 70,7 % contre 73,4 % pour les hommes). Le taux d'activité des francophones est nettement inférieur à celui de la population générale dans le Sud-Ouest (56,8 % comparativement à 66,7 %), alors qu'il est plus élevé dans le Centre (69,3 % contre 68,1 %).
Le taux d'activité des francophones a augmenté de 1996 à 2001, et ce pour les deux sexes. On observe également une augmentation dans la population générale.
HAUT
TAUX DE CHÔMAGE
Le taux de chômage est le pourcentage de la population active au chômage par rapport à la population active totale. Le taux de chômage chez les hommes francophones est supérieur à celui des femmes francophones. On observe la relation inverse dans la population générale; la proportion de personnes en chômage est plus élevée chez les femmes que chez les hommes.
Les hommes francophones affichent un taux de chômage supérieur à celui de la population masculine générale (6,5 % comparativement à 5,8 %). Par contre, le taux de chômage des femmes francophones est plus faible que celui de la population féminine générale (5,7 % comparativement à 6,5 %).
Sur le plan régional, les francophones affichent un taux de chômage plus élevé dans le Nord de la province (Nord-Est 9,3 % et Nord-Ouest 9 %) que dans les autres régions (Centre 5,7 %; Est 4,7% et Sud-Ouest 4,9 %). On observe la même tendance pour le taux de chômage de la population totale.
De 1996 à 2001, les femmes et les hommes francophones ont vu leur taux de chômage diminuer, passant respectivement de 9,2% à 5,7% et de 9,6% à 6,5 %. La diminution a été également importante dans la population générale au cours de la même période; le taux de chômage chez les femmes est passé de 9,6 % à 6,5 % et celui chez les hommes de 8,7 % à 5,8 % durant cette période.
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PROFESSIONS
Bien que dans l'ensemble les francophones se concentrent dans les mêmes catégories de travail que la population générale, on constate certaines différences.
Les hommes et femmes francophones sont sous-représentés dans les occupations liées aux ventes et services et transformation, fabrication et services d'utilité publique. Ils sont surreprésentés dans l'enseignement.
Les hommes francophones sont sousreprésentés dans la catégorie personnel professionnel des sciences naturelles et appliquées et personnel assimilé (5,0 % contre 6,1 %) et monteurs dans la fabrication (1.9 % contre 3.3 %). Ils sont surreprésentés dans la catégorie professions propres à l'exploitation forestière, minière, pétrolière et gazéifère et aux pêcheries (1,9 % contre 0,4 %).
Les femmes francophones sont sousreprésentées dans la catégorie vendeurs et commis-vendeurs (3,6 % contre 5,1 %) et surreprésentées dans les catégories secrétaires (5,6 % contre 4,1 %), personnel de bureau (15,8% contre 14,7 %) et enseignants (7,8 % contre 5,1 %).
On trouve une plus forte proportion d'hommes francophones dans l'industrie des métiers, transport et machinerie dans la plupart des régions, à l'exception de l'Est et du Centre. Les hommes francophones sont fortement sur-eprésentés dans le Nord-Ouest dans les professions propres à l'exploitation forestière, minière, pétrolière et gazéifère et aux pêcheries. Ils sont sous-représentés dans l'Est dans les professions liées aux sciences naturelles et appliquées. Les femmes francophones sont sousreprésentées dans le secteur de la santé dans toutes les régions. Elles sont surreprésentées dans toutes les régions dans les métiers des sciences sociales, l'enseignement, administration publique et religion. Dans la région de l'Est, elles sont particulièrement surreprésentées dans le secteur des affaires, de la finance et de l'administration. Dans le Nord-Ouest, ces dernières sont surreprésentées dans le secteur des ventes et services, alors qu'elles sont sous-représentées dans l'Est et le Centre.
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REVENU
REVENU D'EMPLOI
Niveaux de revenu
Les francophones tendent à être sous-représentés dans les catégories de revenus inférieurs à 30 000 $ et à être surreprésentés dans les catégories de revenus de 30 000 $ à 70 000 $. Les francophones sont légèrement sous-représentés dans la tranche des revenus supérieurs à 70 000 $ (9,4 % contre 9,6 %).
Le revenu médian représente le niveau de revenu où les revenus de la moitié des individus se situent au-dessus et ceux de l'autre moitié au-dessous. Le revenu médian d'emploi des francophones est supérieur au revenu médian de la population totale (30 054 $ contre 28 027 $).
Revenu moyen
Le revenu d'emploi moyen des francophones est plus élevé que celui de la population générale (35 796 $ comparativement à 35 185 $). L'écart le plus important se trouve dans le Centre, où le revenu moyen d'emploi des francophones est de 40 876 $ contre 36 420 $ pour la population générale.
L'écart salarial homme-femme est plus petit chez les francophones que dans la population générale. En effet, le revenu moyen d'emploi des femmes francophones représente 67,5 % du revenu moyen de leurs homologues masculins (28 731 $ contre 42 593 $). Le revenu moyen d'emploi des femmes en Ontario représente 63%du revenu moyen d'emploi des hommes (26 894$ contre 42 719 $).
Le revenu d'emploi moyen des francophones est légèrement supérieur à celui de la population générale dans les groupes d'âge de 15 à 34 ans. On observe la relation inverse dans les groupes d'âge de 35 ans et plus.
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REVENU TOTAL
En Ontario, le revenu moyen total par personne chez les francophones est similaire à celui de la population générale (33 400 $ contre 33 405 $). Chez les francophones, le revenu total moyen des hommes est plus faible que celui de la population masculine générale (41 542 $ contre 42 160 $). Quant aux femmes francophones, leur revenu moyen est supérieur à celui des femmes de la province (25 775 $ comparativement à 24 683 $). Cependant, le revenu total moyen des femmes francophones représente 62%du revenu moyen de leurs homologues masculins (25 773 $ contre 41 542 $). L'écart entre les hommes et les femmes est plus élevé dans la population générale, le revenu des femmes ne représentant que 58,5 % du revenu total des hommes (24 683 $ contre 42 160 $).
C'est dans le Centre que le revenu total moyen des francophones est le plus élevé et dans le Nord-Est qu'il est le plus faible. Le revenu total moyen des francophones est plus élevé que celui de la population générale dans toutes les régions de la province, l'écart le plus prononcé étant dans le Nord- Ouest et dans le Centre (33 353 $ comparativement à 29 657 $ et pour le Centre, 38 389 $ contre 34 299 $). Dans les autres régions, il est équivalent au revenu total moyen de la population générale. Le revenu total moyen des francophones a augmenté de 23,5 % entre les années 1995 et 2000, comparativement à 22,3 % dans la population générale durant la même période.
HAUT
REVENU FAMILIAL
Le revenu familial moyen des francophones est inférieur à celui de la population générale (70 033 $ contre 73 849 $). Le revenu familial moyen des hommes francophones est également inférieur à celui de leurs homologues dans la population générale (73 001 $ contre 78 742 $). On observe la relation inverse chez les femmes. Les femmes francophones ont un revenu familial supérieur à celui de la population féminine de l'Ontario (62 767 $ contre 60 970 $).
C'est dans le Centre que le revenu familial moyen des francophones est le plus élevé et dans le Nord-Est qu'il est le plus faible. Le revenu familial moyen des francophones est inférieur à celui de la population générale dans toutes les régions sauf dans le Centre et le Nord-Ouest. Le revenu familial moyen des francophones a augmenté de 13,2 % entre 1995 et 2000 et de 15 % dans la population générale.
HAUT
PRINCIPALE SOURCE DE REVENU
Le revenu d'emploi est la principale source de revenu pour la majorité des francophones et des Ontariens (68,6 % et 71,9 %). Près d'un francophone sur cinq tire son revenu principalement des transferts gouvernementaux. Cette proportion est supérieure à celle de l'ensemble de la population ontarienne (21,5 % et 19,1 %), et ce pour les deux sexes.
On observe des écarts importants entre les hommes et les femmes. Une plus grande proportion de femmes francophones que d'hommes francophones est dépendante des transferts gouvernementaux (25,1 % comparativement à 17,6 %). On observe également une différence importante entre les deux sexes dans la population générale (23,4 % contre 14,8 %). Le revenu moyen généré par les transferts gouvernementaux est fortement inférieur à toute autre source principale de revenu. Il représente moins de 30 % du revenu moyen d'emploi.
HAUT
SEUIL DE FAIBLE REVENU
La proportion de francophones vivant sous le seuil de faible revenu est comparable à l'ensemble de la population (14,1 % contre 14,4 %). Il y a cependant des variations selon les régions, l'écart entre les deux groupes étant le plus prononcé dans le Sud- Ouest (14 % chez les francophones comparé à 12,2 % dans la population générale).
C'est dans le Nord-Est que la proportion de francophones vivant sous le seuil de faible revenu est la plus élevée (15,2 %). On observe également dans la population générale une plus forte proportion de personnes vivant sous le seuil de faible revenu dans cette région (15,7 %).
La proportion de francophones vivant sous le seuil de faible revenu est plus élevée chez les femmes que chez les hommes francophones, et ce dans toutes les régions. On observe le même phénomène dans l'ensemble de la population.
RÉGIONS DÉSIGNÉES
La plupart des francophones (81,5 %) vivent dans les 24 régions désignées dans le cadre de la Loi sur les services en français de l'Ontario. Seulement 49,5 % de la population totale de l'Ontario réside dans ces régions désignées.2
- Les données du tableau sont basées sur le recensement de 2001 mais selon les découpes municipales de 1996 en conformité avec les municipalités énumérées dans l'Annexe de la Loi sur les services en français.
HAUT
PARTICULARITÉS RÉGIONALES
EST
L'Est regroupe plus de 40 % de la population francophone de la province. Cette région regroupe plus du tiers de la population francophone issue de minorités raciales.
Même si les francophones représentent une proportion plus faible de la population générale que dans le Nord-Est, le taux de conservation de la langue française y est plus élevé. Les francophones y sont également proportionnellement plus nombreux à utiliser le français le plus souvent au travail. La proximité de la province de Québec et l'accessibilité à un plus grand nombre de médias en français pourraient en partie expliquer ce phénomène.
Le niveau de scolarité des francophones de la région est relativement élevé comme pour la population générale. Le revenu d'emploi moyen et le revenu total moyen des francophones sont semblables à ceux de la province. Le taux de chômage des francophones est inférieur à celui de la population régionale. Il est également plus faible que dans les autres régions de l'Ontario. Comme dans la population générale,une proportion relativement importante de francophones de la région oeuvre dans le domaine des ventes et services (20,8 % contre 22,9 %). Les francophones sont cependant proportionnellement plus nombreux dans les domaines des affaires, finance et administration (22,3 % contre17,4 %).
CENTRE
La majorité (60 %) des francophones appartenant à une minorité raciale est concentrée dans le Centre de l'Ontario, où plus d'un francophone sur cinq appartient à une minorité raciale. Trois francophones sur cinq de la région centrale sont nés à l'extérieur de la province et près du tiers est né au Québec. Les francophones du Centre de l'Ontario se tirent très bien d'affaire par rapport à la population générale de la région. La proportion de francophones ayant une formation postsecondaire est plus élevée que celle de la population générale. Dix-neuf pour cent des francophones de cette région détiennent un baccalauréat.
Le taux de chômage des francophones est plus faible que celui de la population générale, alors que le taux de participation sur le marché du travail des francophones y est plus élevé que celui de la population générale. De plus, le revenu d'emploi moyen et le revenu total moyen des francophones de la région sont substantiellement plus élevés que ceux de la population générale. Étant donné le niveau de scolarité plus élevé dans le Centre, il n'est pas étonnant que le revenu d'emploi moyen et le revenu total moyen des francophones y soient plus élevés que dans les autres régions.
SUD-OUEST
Les francophones du Sud-Ouest représentent moins de 3 % de la population totale de la région. Le Sud- Ouest est caractérisé par une population francophone vieillissante. Près d'un francophone sur quatre de la région est âgé de 65 ans et plus, et ce comparé à 14 % dans la population générale. On y retrouve par conséquent un taux de participation des francophones sur le marché du travail plus faible qu'ailleurs en Ontario.
NORD-EST
Le Nord-Est ontarien est la région où la proportion de francophones est la plus élevée. Une personne sur quatre de la région est francophone. La proportion de francophones étant nés en Ontario est plus élevée dans cette région qu'ailleurs dans la province. On y retrouve plus de six francophones sur sept qui sont originaires de la province.
Sur le plan socio-économique, les francophones du Nord-Est sont désavantagés par rapport aux francophones des autres régions. On observe le même phénomène dans la population générale de la région.
Le niveau de scolarité des francophones du Nord-Est est plus faible que dans les autres régions. Seulement 7 % des francophones détiennent un diplôme de baccalauréat. Dans cette région, le niveau de scolarité de la population générale est plus faible que dans les autres régions.
Le revenu d'emploi moyen et le revenu total des francophones sont plus faibles qu'ailleurs dans la province et la proportion de francophones vivant sous le seuil de faible revenu y est plus élevée. Le taux de chômage de la population francophone est plus élevé dans le Nord-Est qu'ailleurs dans la province. On observe les mêmes phénomènes dans la population générale de la région.
NORD-OUEST
Le Nord-Ouest regroupe moins de2% de la population francophone de l'Ontario. Une proportion relativement importante de francophones de la région est née au Québec (29%).Commedans le Nord- Est, la population francophone est moins scolarisée et le taux de chômage est relativement élevé, ce qui ne diffère pas de la population générale de la région.
Cependant le revenu d'emploi moyen et le revenu total moyen des francophones sont substantiellement plus élevés que dans le Nord-Est. Le revenu des francophones de la région est aussi plus élevé que celui de la population générale. Une proportion relativement importante de francophones travaille à l'exploitation forestière, des mines, des gisements de pétrole ou de gaz, ou dans le secteur des pêcheries (8 %). On retrouve moins de 3%de la population générale de la région qui travaille dans ces secteurs industriels.
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GLOSSAIRE ET RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES
DÉFINITIONS
Les définitions sont tirées du Dictionnaire du recensement de 2001 et du Guide de consultation du recensement de Statistique Canada.
Bilinguisme
On mesure le taux de bilinguisme à partir de la question sur la connaissance des langues officielles, c'est-à-dire la capacité de soutenir une conversation en anglais et en français.
Famille de recensement (modifiée en 2002)
Couple marié (avec ou sans enfants des deux conjoints ou de l'un d'eux), couple vivant en union libre (avec ou sans enfant des deux partenaires ou de l'un d'eux) ou parent seul (peu importe son état matrimonial) demeurant avec au moins un enfant dans le même logement. Un couple vivant en union libre peut être de sexe opposé ou de même sexe. Les enfants dans une famille de recensement incluent les petits-enfants vivant dans le ménage d'au moins un de leurs grands-parents, en l'absence de parents (variable du formulaire 2B).
Familles endogames et exogames
Les familles endogames correspondent aux familles où les deux conjoints sont francophones. Les familles exogames sont celles où seulement l'un des deux conjoints est francophone.
Immigrant
Personne qui est ou qui a déjà été immigrant reçu au Canada. Par année d'immigration, on entend l'année durant laquelle la personne a obtenu le statut d'immigrant reçu pour la première fois, c'est-à-dire ayant reçu pour la première fois des autorités de l'immigration l'autorisation de résider au Canada en permanence (variable du formulaire 2B).
Langue maternelle
La première langue apprise à la maison dans l'enfance et encore comprise par le recensé au moment du recensement (variable du formulaire 2A). Dans le formulaire 2B, la question sur la langue maternelle figurait après les trois autres questions sur la langue.
Langue parlée à la maison
Langue que le recensé parlait le plus souvent à la maison ou de façon régulière au moment du recensement. À partir de 2001, Statistique Canada recueille des données sur les langues parlées régulièrement à la maison (variable du formulaire 2B).
Langue parlée au travail
Langue que le recensé parlait le plus souvent au travail ou de façon régulière au moment du recensement. Il s'agit d'une nouvelle variable (variable du formulaire 2B).
Minorité raciale
Selon la Loi fédérale sur l'équité en matière d'emploi (1986), une personne appartenant à une minorité raciale (minorité visible) est une personne (autre que autochtone) qui n'est pas de race blanche ou qui n'a pas la peau blanche. À partir de 1996, les données sur les minorités raciales sont tirées d'une question directe sur les groupes de population. Les groupes suivants sont inclus dans la variable : Chinois, Sud-Asiatique (p. ex., Indien de l'Inde, Pakistanais, Penjabi, Sri-Lankais), Noirs (p. ex. , Africain, Haïtien, Jamaïcain, Somalien), Arabe/Asiatique occidental (p. ex., Arménien, Égyptien, Iranien, Libanais, Marocain), Philippin, Asiatique du Sud-Est (p. ex., Cambodgien, Indonésien, Laotien, Vietnamien), Latino- Américain, Japonais, Coréen et autres (variable du formulaire 2B).
Minorité raciale francophone
La population francophone issue des minorités raciales a été estimée à partir de la variable sur la minorité raciale combinée à la variable français première langue officielle parlée, plutôt que la variable français langue maternelle. La variable français première langue officielle parlée est calculée à partir de trois questions du questionnaire concernant la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la connaissance des langues officielles.
Globalement, la variable français première langue officielle parlée mène à des résultats très comparables à ceux de la variable français langue maternelle en ce qui a trait à la population francophone. Il est cependant apparu que combinée à la variable sur la minorité raciale, la variable sur la première langue officielle parlée donnait une représentation plus adéquate de la communauté francophone issue des minorités raciales que la variable sur la langue maternelle seule.
Niveau de scolarité
Le niveau de scolarité correspond à la dernière année d'études primaires ou secondaires, terminée ou non, ou à la dernière année universitaire ou collégiale terminée. L'obtention d'un grade, d'un certificat ou diplôme est considéré comme étant supérieure au nombre d'années de scolarité achevées sans l'obtention d'un diplôme. Il s'agit d'une variable du formulaire 2B qui est compilée pour les personnes de 15 ans et plus (variable du questionnaire 2B).
Population active
La population active comprend les personnes âgées de 15 ans et plus qui étaient occupées ou en chômage pendant la semaine (du dimanche au samedi) ayant précédée le jour du recensement. Les personnes occupées comprennent les personnes qui avaient fait un travail quelconque contre rémunération ou à leur compte. Les chômeurs comprennent les personnes qui avaient activement cherché un emploi au cours des quatre semaines précédentes, les personnes qui avaient été mises à pied mais prévoyaient reprendre leur emploi et les personnes ayant pris des arrangements définis en vue de se présenter à un nouvel emploi dans les quatre semaines suivantes.
Population francophone
Les francophones sont identifiés selon leur réponse à la question : Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise ? Dans ce document, les francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples).
Les données sur la population francophone peuvent différer selon que l'on se base sur les données obtenues à partir du formulaire abrégé 2A (Formulaire ou Profil 2A) ou du long formulaire (Formulaire ou Profil 2B). Concernant la population francophone totale, l'Office des affaires francophones se base sur les données provenant du formulaire abrégé administré à 100 % de la population ontarienne. Les données socio-économiques sur la population francophone sont tirées du formulaire 2B. Les données statistiques du recensement de 2001 qui ont été publiées dans les médias sont habituellement basées sur les données obtenues à partir du long formulaire 2B.
Première langue officielle parlée
La première langue officielle parlée se rapporte à la variable spécifiée dans le cadre de l'application de la Loi fédérale sur les langues officielles. Cette variable est calculée à partir de trois questions du questionnaire concernant la langue maternelle, la langue parlée à la maison et la connaissance des langues officielles.
Le nombre de francophones appartenant à une minorité raciale est déterminé à partir de la variable minorité raciale combinée à la variable français, première langue officielle parlée. Cette variable donne une représentation plus adéquate de la population francophone issue des minorités raciales que la variable sur la langue maternelle.
Principal domaine d'études
Principale discipline dans laquelle a étudié la personne ayant obtenu une attestation d'études postsecondaires (grade, certificat ou diplôme). Il s'agit de la plus haute attestation d'études obtenue parmi toutes les études postsecondaires faites par cette personne (variable du formulaire 2B).
Principale source de revenu
La principale source de revenu est la composante représentant la part la plus importante du revenu total d'une personne en 2000 : revenu d'emploi (salaires et traitements et revenu d'un travail autonome); revenus de placement (dividendes, intérêts et autres revenus de placement); transferts gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse et supplément de revenu garanti, prestations du Régime de pensions du Canada, prestations d'assurance-emploi, prestations fiscales canadiennes pour enfants et autres revenus provenant de sources publiques); autre revenu (pensions de retraite et rentes ou autre revenu en espèces).
Profession
La profession correspond au genre de travail effectué par le recensé pendant la semaine ayant précédé le recensement. Le genre de travail exécuté est défini d'après le type d'emploi occupé par le recensé et la description des tâches les plus importantes qui s'y rattachent. Les données sur la profession sont produites selon la Classification des professions pour statistiques de 2001 (CNP-S 2001) et comprennent 10 grandes catégories professionnelles.
Régions désignées
En vertu de la Loi de 1986 sur les services en français, le gouvernement de l'Ontario garantit le droit à recevoir des services en français dans 24 régions désignées. Les régions désignées comprennent les régions où au moins 10 % de la population sont francophones, les centres urbains où résident au moins 5 000 francophones et les régions qui étaient déjà désignées par le gouvernement de l'Ontario entre 1978 et 1985.
Revenu d'emploi
Le revenu d'emploi est le revenu total reçu en 2000 par toute personne de 15 ans et plus comme salaires et traitements, revenu net dans une entreprise non agricole non constituée en société et/ou dans l'exercice d'une profession (honoraires professionnels) ou revenu net provenant d'un travail autonome agricole (variable du formulaire 2B).
Revenu familial
Le revenu total d'une famille de recensement est calculé par la somme des revenus totaux de tous les membres de la famille âgés de 15 ans et plus obtenus durant l'année civile ayant précédé le recensement. Le revenu inclut les salaires et les traitements, le travail autonome provenant d'une entreprise agricole ou non agricole, les transferts gouvernementaux, le revenu de placement, les pensions de retraite et rentes et autres revenus en espèces (variable du formulaire 2B).
Revenu médian
Le revenu médian représente le niveau de revenu où les revenus de la moitié des individus se situent au-dessus et ceux de l'autre moitié au-dessous. Revenu moyen Le revenu moyen correspond à la somme des revenus d'un groupe en particulier divisé par le nombre de personnes qui ont déclaré un revenu en 2000 dans ce groupe.
Revenu total par personne
Le revenu total par personne est calculé par la somme des sources suivantes de revenus par toute personne de 15 ans et plus pendant l'année financière de 2000 : salaires et traitements, revenu net provenant d'une entreprise agricole ou non agricole, transferts gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse, supplément de revenu garanti, prestations du Régime de rentes du Québec ou du Régime de pensions du Canada, prestations d'assurance-emploi, prestations fiscales fédérales pour enfants, autre revenu provenant de sources publiques), revenu de placement (dividendes, intérêts et autre revenu de placement), pensions de retraite et rentes et autre revenu en espèces (variable du formulaire 2B).
Seuil de faible revenu
Population dans les ménages privés dont le revenu est inférieur ou égal au seuil de faible revenu. Le seuil de faible revenu est déterminé en fonction de la taille du ménage et du secteur de résidence.
Taux d'activité
Le taux d'activité est le pourcentage de la population active totale, c'est-àdire population occupée ou étant à la recherche d'un emploi, par rapport à la population âgée de 15 ans et plus (variable du formulaire 2B).
Taux de chômage
Le taux de chômage est le pourcentage de la population active en chômage par rapport à la population active totale. Autrement dit, le taux de chômage se rapporte à la main-d'oeuvre sans emploi et est exprimé en pourcentage de la main-d'oeuvre totale pour la semaine de référence du recensement (variable du formulaire 2B).
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Veuillez nous joindre pour obtenir gratuitement un exemplaire du présent document :
Office des affaires francophones
Gouvernement de l'Ontario
777, rue Bay, 6e étage
Toronto, Ontario M7A 2J4
Tél. : 416 325-4949 ou 1 800 268-7507 (sans frais)
Téléc. : 416 325-4980
ATS : 416 325-0017
Courriel : ofa@ontario.ca
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Entente sur les droits d'auteurs
Toute référence au document suivant doit citer l'Office des affaires francophones et Statistique Canada comme sources de renseignements. La reproduction en tout ou en partie de ce document est autorisée aux fins de diffusion, mais pas de vente.
Septembre 2005
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