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Les femmes francophones en Ontario — Profil statistiqueTABLE DES MATIÈRES
GLOSSAIRE ET RENSEIGNEMENTS TECHNIQUES INTRODUCTIONL'Office des affaires francophones (OAF) vous présente la mise à jour des profils statistiques de la population francophone en Ontario, basée sur le recensement de 2001de Statistiques Canada. L'OAF avait publié ce même profil en 1999 basé sur le recensement de 1996. Vous trouverez dans ce profil un portrait statistique des femmes francophones en Ontario. Quatre autres profils sur les francophones sont présentés par l'Office : Les francophones en Ontario, Les jeunes francophones en Ontario, Les personnes âgées francophones en Ontario et Les minorités raciales francophones en Ontario. MÉTHODOLOGIECe profil sur les francophones en Ontario se fonde sur les résultats du recensement de 2001 de Statistique Canada. On se réfère aussi dans certains cas aux données du recensement de 1996. L'étude porte sur les femmes francophones. L'Office des affaires francophones définit les francophones de l'Ontario selon leur réponse à la question sur la langue maternelle : Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise ? Dans ce profil, les francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples). L'étude porte sur un nombre de variables, notamment les caractéristiques socio-démographiques, la conservation de la langue maternelle, les niveaux de scolarité, la participation au marché du travail et le revenu. Afin de mettre en relief la situation relative des femmes francophones, on y souligne les différences existant entre ce groupe et les femmes dans la population générale en Ontario. Deux formulaires ont été utilisés pour le recensement de 2001. Le formulaire abrégé (Profil 2A) a été distribué à 100 % de la population et comprend une question sur la langue maternelle. Le formulaire long (Profil 2B) a été distribué à un échantillon de 20 % de la population et renferme des questions plus détaillées, dont les questions sur le niveau de scolarité, le revenu, la participation sur le marché du travail, etc. Les données du présent profil sont tirées exclusivement du formulaire long (Profil 2B). DÉMOGRAPHIEREPRÉSENTATION ET DISTRIBUTION RÉGIONALELes recensements montrent qu'entre 1996 et 2001, la population féminine francophone a augmenté de 8 225. Le nombre de femmes francophones a augmenté dans toutes les régions sauf dans le Nord-Est et le Nord-Ouest, qui ont connu une diminution de 3 260 et 50 respectivement. Ces deux régions ont également connu une diminution de leur population féminine francophone entre 1991 et 1996. Les femmes représentent 52,7 % de l'ensemble de la population francophone. Les femmes en général comptent pour 51 % de la population de l'Ontario. Le Centre est la région où la représentation des femmes francophones est la plus élevée (53,8 %) et le Nord-Ouest, la plus faible (48,3 %). C'est également la seule région où la proportion de femmes dans la population francophone est plus faible que celle dans la population totale de la région (48,3 % comparativement à 50,3 %). Les femmes francophones sont proportionnellement plus nombreuses dans le Nord-Est et l'Est de la province, où elles représentent 25,6 % et 15 % de la population féminine de ces régions. Ailleurs dans la province, elles représentent moins de 5 % de la population féminine de la région. Dans le Centre, bien que les femmes francophones ne comptent que pour 1,9 % de la population féminine de la région, leur nombre (71 750) représente 25,5 % des femmes francophones de la province. La proportion est la plus élevée dans l'Est (41,2 %) et le Nord-Est (25,2 %), et la plus faible dans le Nord-Ouest (1,6 %) et le Sud-Ouest (6,5 %). Par contre dans la population générale, les deux tiers de la population féminine sont concentrés dans le Centre (66,8 %). GROUPES D'ÂGEDe 1996 à 2001, la proportion de femmes francophones âgées de 65 ans et plus a augmenté de 14,6 % à 15,9 % alors que dans la population générale, elle a augmenté de 13,1 % à 13,5 %. Comme dans la population générale, les femmes francophones sont sous-représentées dans les groupes d'âge de 0 à 34 ans et surreprésentées dans le reste des groupes d'âge, c'est-àdire de 35 à 64 ans et plus. Cette tendance s'observe dans toutes les régions, les écarts étant encore plus marqués dans le Sud-Ouest. La proportion de femmes parmi les personnes âgées est nettement plus élevée que celle des hommes. Chez les francophones âgés de 75 ans et plus, les femmes représentent 63,3 % de la population. Dans la population générale, les femmes représentent 60,3 % de la population totale âgée de 75 ans et plus. SITUATION FAMILIALEParmi les familles avec enfants, presque une famille francophone sur cinq est une famille monoparentale (18,2 %). La proportion est plus élevée dans la population générale (23,4 %) que dans la population francophone. Les familles monoparentales sont en majorité dirigées par une femme. Ainsi, les femmes sont à la tête de 81,4 % des familles monoparentales francophones. La proportion dans la population générale s'élève à 82,5 %. Les femmes ont plus tendance à vivre dans un ménage non familial que les hommes de 15 ans et plus. Un ménage non familial comprend les personnes vivant seules ou avec des personnes qui leur sont apparentées ou non mais qui ne constituent pas une famille de recensement1. Ainsi, 19,5 % des femmes francophones comparativement à 17,4 % des hommes vivent dans un ménage non familial. La proportion de femmes vivant dans un ménage non familial est plus élevée dans la population francophone que dans la population générale (19,5 % contre 15,4 %). La proportion s'élevait à 19,8 % en 1996 parmi les femmes francophones et à 16,3 % dans la population féminine totale. Le Sud- Ouest est la région où la proportion de femmes francophones vivant en dehors d'un ménage familial est la plus élevée (23,4 %) et le Nord-Ouest où elle est la plus faible (16,4 %). La proportion de femmes francophones vivant dans un ménage non familial est substantiellement plus élevée parmi celles âgées de 65 ans et plus. En effet, 43,5% des femmes francophones âgées de 65 ans et plus vivent dans un ménage non familial. Cette proportion est plus de deux fois et demie supérieure à celle de l'ensemble des femmes francophones âgées de15 ans et plus (19,5%). Les femmes ont plus tendance à vivre seules que les hommes de 15 ans et plus. Ainsi, 15,7 % des femmes francophones comparativement à12,6 % deshommes vivent seules. La proportion de femmes vivant seules est plus élevée dans la population francophone que dans la population générale (15,7% contre12,3 %). Le Sud-Ouest est la région où la proportion de femmes francophones vivant seules est la plus élevée (20,3 %) et le Nord-Ouest là où elle est la plus faible (14,1 %). La proportion de femmes francophones vivant seules est plus élevée parmi celles âgées de 65 ans et plus. En effet, 40,6 % des femmes de ce groupe d'âge vivent seules. Cette proportion est plus de deux fois plus élevée que pour l'ensemble des femmes de 15 ans et plus (15,7 %)
CONSERVATION DE LA LANGUELANGUE D'USAGE À LA MAISONOn mesure le niveau de conservation de la langue maternelle à partir de la langue parlée à la maison des personnes ayant le français comme langue maternelle. À l'échelle provinciale, pour trois femmes francophones sur cinq le français est la langue la plus souvent utilisée à la maison (56,5 %). Le taux de conservation de la langue des femmes francophones est similaire à celui de leurs homologues masculins. Tout comme dans la population francophone en général, les femmes francophones démontrent un taux de conservation plus élevé dans l'Est (70,1 %) et dans le Nord-Est (66,7 %) de la province, régions à plus fortes concentrations de francophones. Les niveaux de conservation sont nettement plus faibles dans le Sud-Ouest (26,5 %) et dans le Centre (33,1 %) de la province. Entre 1996 et 2001, la proportion de femmes francophones parlant français à la maison a diminué dans toutes les régions sauf dans le Nord-Ouest, la diminution la plus importante étant dans le Sud-Ouest (4,2 %). CONSERVATION DE LA LANGUE MATERNELLE CHEZ LES ENFANTSLes mères francophones jouent un rôle clé dans la conservation de la langue française. Quand la langue maternelle des deux parents est le français, 91,7 % des enfants conservent la même langue maternelle. Quand seule la mère possède le français comme langue maternelle, 34,2 % des enfants conservent cette même langue à titre de langue maternelle. Quand seul le père possède le français comme langue maternelle, 14,6 % des enfants conservent le français comme langue maternelle. FAMILLES ENDOGAMES ET EXOGAMESParmi les familles composées de deux conjoints où au moins un des deux partenaires est francophone, 35,2 % sont composées de deux conjoints francophones; dans 33,8 % des couples, le partenaire masculin ne possède pas le français comme langue maternelle; et dans 31,1 % des cas, le partenaire féminin ne possède pas le français comme langue maternelle2. La proportion de familles francophones où les deux partenaires étaient francophones (familles endogames) s'élevait à 39,3 % en 1996 comparativement à 35,2 % en 2001. Donc, il y a augmentation des mariages où seulement un des partenaires est francophone (familles exogames), ce qui serait un des éléments sous-tendant la baisse de conservation du français chez les enfants. C'est dans les régions à plus faibles proportions de francophones que la proportion de mariages exogames est la plus élevée, telles que le Sud-Ouest (82,2 %), le Centre (81,5 %) et le Nord-Ouest de la province (79,6 %). FAMILLES MONOPARENTALESPlus du tiers des femmes francophones à la tête d'une famille monoparentale n'utilisent pas le français à la maison – pour qui le français n'est ni la langue la plus utilisée ou utilisée régulièrement à lamaison (34,6 %). La transmission linguistique s'effectue dans 65,4 % des cas où la famille monoparentale est dirigée par une femme3. L'Est et le Nord-Est sont les régions où les taux de transmission du français sont les plus élevés, le Centre et le Sud-Ouest où ils sont les plus faibles. Le taux de transmission du français est plus élevé dans les familles monoparentales dirigées par une femme que dans celles dirigées par un homme (65,4 % et 64,4 % respectivement), et ce dans toutes les régions. L'écart le plus important entre les deux sexes se trouve dans le Sud-Ouest de la province4
ÉDUCATIONNIVEAUX DE SCOLARITÉComme pour la population francophone, le niveau de scolarité des femmes francophones est inférieur à celui des femmes dans l'ensemble de la population ontarienne. Niveau inférieur à la 9e annéeLa proportion de femmes francophones qui ont un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est de 11,7 % comparativement à 8,7 % dans la population féminine en général. Cette tendance s'observe dans toutes les régions sauf dans le Centre, où les proportions sont similaires (9,2 % et 9 %). Les plus fortes proportions de femmes francophones ayant moins d'une 9e année sont observées dans le Nord-Est et le Nord-Ouest (16,1 % et 15,9 %) et les plus faibles, dans le Centre et dans l'Est (9,2 % et 9,9 %). Au niveau provincial, la proportion de femmes francophones possédant un niveau de scolarité inférieur à la 9e année est comparable à celui des hommes francophones (11,7 % comparativement à 12,2 %). Cependant, il y a des variations régionales importantes. La proportion de femmes francophones ayant moins d'une 9e année est supérieure à celle des hommes dans l'Est de l'Ontario, alors qu'elle est inférieure dans les autres régions, notamment dans le Nord-Ouest, où la différence entre les deux sexes est relativement importante. Diplôme d'études secondairesCommechez les hommesfrancophones, la proportion des femmes francophones qui ont un diplôme d'études secondaires est inférieure à celle des femmes dans la population générale (68 % comparativement à 70,2 %). Cette observation est valable pour toutes les régions sauf le Centre, où 73,3 % des femmes francophones comparativement à 70,6 % des femmes dans la population générale ont au moins un diplôme d'études secondaires. La proportion de femmes francophones détenant un diplôme d'études secondaire est supérieure à celle de leurs homologues masculins (68 % contre 65,9 %). La proportion chez les femmes francophones est supérieure à celle des hommes dans toutes les régions. Études postsecondairesParmi les femmes qui détiennent un diplôme d'études secondaires, la proportion de femmes francophones qui ont poursuivi des études postsecondaires est inférieure à celle de la population féminine en général (76,2 % comparativement à 78 %). Cette observation est valable pour toutes les régions sauf le Centre et le Sud-Ouest, où la part des femmes francophones qui ont poursuivi des études postsecondaires est plus élevée que la part des femmes ontariennes (80,3 % contre 78,6 % dans le Centre et 75,1 % contre 74,7 % dans le Sud-Ouest). Parmi les francophones qui détiennent un diplôme d'études secondaires, la proportion de femmes qui ont poursuivi des études postsecondaires est inférieure à celle de leurs homologues masculins, et ce dans toutes les régions. Au niveau provincial, les femmes francophones qui ont entrepris des études postsecondaires sont moins susceptibles de poursuivre des études universitaires que les femmes dans la population générale (47,3 % contre 48,8 %). Cependant, il existe des différences régionales importantes. Alors que, dans le Nord-Est et le Nord-Ouest, les femmes francophones sont moins portées à fréquenter l'université que la population féminine de la région, c'est le contraire dans les autres régions. Parmi les francophones qui ont entrepris des études postsecondaires, une part relativement plus élevée de femmes que d'hommes ont fréquenté l'université (47,3 % comparativement à 42,4 %), et ce dans toutes les régions. De 1996 à 2001, comme dans la population francophone en général, la proportion de femmes francophones détenant un diplôme universitaire de baccalauréat a augmenté dans toutes les régions, les augmentations les plus importantes étant dans le Centre (de 16 % à 19,2 %) et dans l'Est (de 14,7 % à 17,7 %). La proportion de femmes francophones détenant un diplôme universitaire est inférieure à celle de la population féminine en général (15,1 % comparativement à 16,7 %) dans toutes les régions sauf dans le Centre, où on observe la relation inverse (19,2 % contre 18 %). En Ontario le taux des femmes francophones détenant un diplôme de baccalauréat ou d'études supérieures est plus élevé que celui des hommes francophones (15,1 % contre 14,2 %). On observe le même rapport dans toutes les régions, excepté dans le Centre, où les proportions sont similaires (19,2 % contre 19,4 %). Parmi les femmes qui ont fréquenté l'université, le taux d'obtention du baccalauréat est légèrement inférieur chez les femmes francophones que chez les femmes dans la population générale (61,6 % comparativement à 62,6 %). La proportion chez les femmes francophones est inférieure à celle de leurs homologues masculins (61,6% comparativement à 63,6 %). Études supérieuresParmi les femmes francophones ayant un baccalauréat, la proportion ayant suivi des études supérieures a augmenté entre 1996 et 2001 dans toutes les régions sauf dans le Nord-Ouest de l'Ontario. La proportion de femmes francophones ayant un baccalauréat qui poursuivent des études supérieures est plus élevée que dans la population féminine générale (34,2 % contre 31,3 %). Cependant, la proportion chez les femmes francophones est nettement inférieure à celle de leurs homologues masculins, et ce dans toutes les régions. DOMAINE D'ÉTUDESDe 1996 à 2001, parmi les femmes francophones ayant un certificat/diplôme d'études postsecondaires, la proportion ayant les sciences sociales comme principal domaine d'études a continué d'augmenter (10,9 % à 12,2 %). Elle a également augmenté dans la population féminine générale (12 % à 12,8 %). Plus d'une femme francophone sur quatre se retrouve dans les domaines du commerce, de la gestion et de l'administration des affaires (26,7 %). La proportion correspondante dans la population féminine générale est de 25,9 %. Les femmes francophones se retrouvent en concentration plus élevée que la population féminine générale dans les domaines de l'éducation (17,8 % comparativement à 14,1 %), des lettres et des sciences humaines (8,9 % comparativement à 8 %). Les femmes francophones sont cependant sous-représentées dans les professions de la santé(16,3 % comparativement à 18 %), dans les domaines des sciences sociales (12,2 % comparativement à 12,8 %) et des sciences agricoles et biologiques(3,2 % comparativement à 4,1 %). Les proportions de femmes et de femmes francophones dans les domaines de la santé, de l'éducation, du commerce, de la gestion et de l'administration des affaires sont beaucoup plus élevées que les proportions que l'on retrouve dans la population masculine. Les hommes, en contrepartie, choisissent en plus grande proportion le domaine des techniques et métiers du génie et des sciences appliquées. MARCHÉ DU TRAVAILTAUX D'ACTIVITÉLe taux d'activité des femmes francophones sur le marché du travail est inférieur à celui de la population féminine générale (59,2 % comparativement à 61,5 %). Les femmes francophones affichent également un taux d'activité inférieur à celui de leurs homologues masculins (59,2 % comparativement à 70,7 %). Cette situation ne diffère pas de celle des femmes dans la population générale (61,5%comparativement à 73,4 %). La différence de taux d'activité entre les femmes francophones et les femmes dans la population générale est particulièrement marquée dans le Sud-Ouest (49,8 % comparativement à 60,4 %). Le Centre et l'Est sont les régions où le taux d'activité des femmes francophones sur le marché du travail est supérieur à celui de la population féminine totale (63,9 % comparativement à 62,4 % et 61,5 % contre 61,3 %). TAUX DE CHÔMAGELe taux de chômage des femmes francophones est inférieur à celui des femmes dans la population générale (5,7 % comparativement à 6,5 %) et ceci dans toutes les régions, l'écart le plus élevé entre les deux groupes étant observé dans le Nord-Est de la province (7,1 % contre 8,9 %). Pour l'ensemble de la province, le taux de chômage des femmes francophones est plus bas que celui des hommes francophones (5,7 % comparativement à 6,5 %). Il y a cependant des variations selon les régions. Le taux de chômage des femmes francophones est inférieur à celui de leurs homologues masculins dans le Nord de l'Ontario (Nord-Est 7,1 % contre 11,3 %; Nord-Ouest 7 % contre 10,4 %) mais supérieur dans l'Est (5 % contre 4,4 %) et le Sud-Ouest de la province (5,4 % contre 4,4 %). Il existe des variations régionales importantes des taux de chômage. L'Est est la région où le taux de chômage des femmes francophones est le plus faible (5 %) et le Nord, le plus élevé (Nord-Est 7,1 % et Nord-Ouest 7 %). PROFESSIONSLa majorité des femmes francophones travaillent dans les domaines des ventes et services et des affaires, finance et administration (56,9 %). On observe la même tendance auprès des femmes dans la population générale (55,6 %). Plus d'une femme francophone sur sept se concentre dans le travail professionnel des sciences sociales, enseignement, administration publique et religion (14,1 %). Dans l'ensemble, les femmes francophones se concentrent dans les mêmes catégories de travail que la population féminine totale. On observe cependant des différences notables dans les professions en sciences sociales, enseignement, administration publique et religion (14,1 % pour les femmes francophones contre 10,8 % dans la population féminine générale). Les femmes francophones sont surreprésentées dans le domaine des affaires, finance et administration (30,8 % contre 27,9 %). Par rapport aux femmes dans la population générale, les femmes francophones sont sous-représentées dans les métiers liés à la transformation, fabrication et services d'utilité publique (3,3 % contre 6,1 %). C'est dans l'Est que la proportion des femmes dans le domaine des affaires, finance et administration est la plus élevée (33,3 %). On observe dans le Centre la proportion la plus forte de femmes francophones travaillant en gestion (10,8 %). C'est dans le Nord- Est et le Nord-Ouest, régions à forte concentration de francophones, que l'on retrouve les plus fortes proportions de femmes francophones travaillant dans les ventes et services (35,8 % et 41 %). Les femmes francophones exerçant les métiers de transformation, fabrication et services d'utilité publique sont proportionnellement plus nombreuses dans le Sud-Ouest de la province (7,8 %). REVENUREVENU D'EMPLOINiveaux de revenuPar rapport à leurs homologues masculins, les femmes francophones et les femmes dans la population générale sont surreprésentées dans les catégories de revenus inférieurs à 40 000 $ et sous-représentées dans les catégories de revenus de 40 000 $ et plus. Par contre, une plus faible proportion de femmes francophones que de femmes dans la population générale gagnent moins de 30 000 $ par année (57,2 % comparativement à 62,1 %) et une plus forte proportion gagnent entre 30 000 $ et 70 000 $ par année (38,2 % comparativement à 33,5 %). La proportion de femmes francophones gagnant plus de 70 000 $ par année est comparable à la proportion dans la population féminine générale (4,6 % comparativement à 4,4 %). Les femmes francophones sont cependant en proportion trois fois moins nombreuses que les hommes francophones dans la catégorie de revenu d'emploi supérieur à 70 000 $ par année. On observe le même rapport entre hommes et femmes dans l'ensemble de la population ontarienne. Revenu moyenLe revenu d'emploi moyen des femmes francophones est supérieur à celui des femmes dans la population générale (28 731 $ comparativement à 26 894 $), et ce dans toutes les régions sauf dans le Nord-Ouest, l'écart le plus important se trouvant dans le Centre (32 772 $ contre 27 824 $). Le Centre est la région où le revenu d'emploi moyen des femmes francophones est le plus élevé et le Nord-Ouest, la région où il est le plus faible. L'écart salarial homme-femme est plus petit chez les francophones que dans la population générale. Le revenu moyen d'emploi des femmes francophones représente 67,5 % du revenu moyen de leurs homologues masculins (28 731 $ contre 42 593 $) alors qu'il représente 63%du revenu moyen d'emploi des hommes (26 894 $ contre 42 719 $) dans la population générale. Revenu médianLe revenu d'emploi médian des femmes francophones est supérieur au revenu médian des femmes dans la population générale (25 006 $ contre 22 003 $). Le revenu médian représente le niveau de revenu où les revenus de la moitié des femmes se situent au-dessus et ceux de l'autre moitié au-dessous. Le Centre est la région où le revenu d'emploi médian des femmes francophones est le plus élevé et le Nord- Est la région où il est le plus bas (29 039 $ et 17 921 $). REVENU TOTALComme c'est le cas pour le revenu d'emploi, le revenu total moyen par personne des femmes francophones est supérieur à celui des femmes dans la population générale (25 773 $ comparativement à 24 683 $). Le revenu moyen des femmes francophones représente 62 % du revenu moyen de leurs homologues masculins (25 773 $ contre 41 542 $). On observe une relation similaire entre les sexes dans la population générale. Le revenu moyen total des femmes en Ontario représente 58,5 % du revenu moyen des hommes (24 683 $ contre 42 160 $). C'est dans le Centre que le revenu total moyen des femmes francophones est le plus élevé (29 238 $) et dans le Nord- Est qu'il est le plus faible (20 559 $). Le revenu total moyen des femmes francophones est plus élevé que celui de la population féminine totale dans toutes les régions, l'écart le plus prononcé étant dans le Centre (29 238 $ comparativement à 25 353 $). REVENU FAMILIALTout comme le revenu d'emploi et le revenu total par personne, le revenu familial moyen des femmes francophones est supérieur à celui des femmes dans la population générale (62 767 $ comparativement à 60 970 $) et ce dans toutes les régions sauf dans le Sud-Ouest, où on observe la relation inverse (54 647 $ contre 55 312 $). Les écarts les plus importants entre le revenu familial moyen des femmes francophones et celui des femmes dans la population générale sont observés dans le Centre et le Nord-Ouest de l'Ontario. Au niveau régional, c'est dans le Centre que le revenu familial moyen des femmes francophones est le plus élevé (73 646 $) et dans le Nord-Est qu'il est le plus faible (49 090 $). SEUIL DE FAIBLE REVENUPour l'ensemble de l'Ontario, la proportion de femmes francophones vivant sous le seuil de faible revenu est légèrement supérieure à celle des femmes dans la population générale (15,8 % comparativement à 15,6 %). Il y a cependant des variations régionales importantes. Elle est supérieure dans l'Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest de la province. La proportion est par contre inférieure à celle des femmes dans la population générale dans le Centre et le Nord-Est de la province. L'écart entre les femmes francophones et la population féminine générale est le plus marqué dans le Sud-Ouest (16,8 % contre 13,5 %). C'est dans le Nord-Est que la proportion de femmes francophones sous le seuil de faible revenu est la plus élevée (17,1 %) et dans le Nord-Ouest qu'elle est la plus faible (14,5 %). La proportion de femmes sous le seuil de faible revenu est substantiellement supérieure à celle des hommes dans la population francophone (15,8 % comparativement à 12,3 %), et ce dans toutes les régions. On observe le même phénomène dans la population générale PRINCIPALE SOURCE DE REVENULe revenu d'emploi est la principale source de revenu pour la majorité des femmes francophones et ontariennes (65,6 % et 68,1 %). Une femme francophone sur quatre tire son revenu principalement des transferts gouvernementaux, cette proportion étant légèrement plus élevée que celle des Ontariennes en général (25,1 % et 23,4 %). Les femmes francophones sont proportionnellement plus nombreuses que leurs homologues masculins à dépendre des transferts gouvernementaux comme principale source de revenu. Le revenu moyen des transferts gouvernementaux comme principale source de revenu est nettement inférieur à toute autre source de revenu. Dans toutes les catégories de sources de revenu, le revenu moyen des femmes francophones est inférieur à celui des hommes. Cette observation est également valable pour l'ensemble des Ontariennes. Comme principale source de revenu, le revenu de placement des femmes francophones est inférieur à celui des femmes dans la population générale. Pour toutes les autres principales sources de revenu, le revenu moyen des femmes francophones est supérieur à celui des femmes dans la population générale. GLOSSAIRE ET RENSEIGNEMENTS TECHNIQUESDÉFINITIONSLes définitions sont tirées du Dictionnaire du recensement de 2001 et du Guide de consultation du recensement de Statistique Canada. Famille de recensement (modifiée en 2002)Couple marié (avec ou sans enfants des deux conjoints ou de l'un d'eux), couple vivant en union libre (avec ou sans enfant des deux partenaires ou de l'un d'eux) ou parent seul (peu importe son état matrimonial) demeurant avec au moins un enfant dans le même logement. Un couple vivant en union libre peut être de sexe opposé ou de même sexe. Les enfants dans une famille de recensement incluent les petits-enfants vivant dans le ménage d'au moins un de leurs grands-parents, en l'absence de parents (variable du formulaire 2B). Familles endogames et exogamesLes familles endogames correspondent aux familles où les deux conjoints sont francophones. Les familles exogames sont celles où seulement l'un des deux conjoints est francophone. Famille monoparentaleFamille dirigée par une mère ou un père qui n'a pas de conjoint (par mariage ou union libre) et qui loge un ou plusieurs enfants (variable du Formulaire 2B). Langue maternelleLa première langue apprise à la maison dans l'enfance et encore comprise par le recensé au moment du recensement (variable du formulaire 2A). Dans le formulaire 2B, la question sur la langue maternelle figurait après les trois autres questions sur la langue. Langue parlée à la maisonLangue que le recensé parlait le plus souvent à la maison ou de façon régulière au moment du recensement. À partir de 2001, Statistique Canada recueille des données sur les langues parlées régulièrement à la maison (variable du formulaire 2B). Ménage familialUn ménage familial est un ménage qui comprend au moins une famille de recensement, c'est-à-dire un couple marié avec ou sans enfants, ou un couple vivant en union libre avec ou sans enfants, ou un parent seul avec un ou plusieurs enfants (famille monoparentale). Ménage non familialUn ménage non familial est formé soit d'une personne vivant seule, soit de deux personnes ou plus partageant le même logement, mais qui ne forment pas une famille de recensement – cela exclut donc les couples avec ou sans enfants. Niveau de scolaritéLe niveau de scolarité correspond à la dernière année d'études primaires ou secondaires, terminée ou non, ou à la dernière année universitaire ou collégiale terminée. L'obtention d'un grade, d'un certificat ou diplôme est considéré comme étant supérieure au nombre d'années de scolarité achevées sans l'obtention d'un diplôme. Il s'agit d'une variable du formulaire 2B qui est compilée pour les personnes de 15 ans et plus (variable du questionnaire 2B). Population activeLa population active comprend les personnes âgées de 15 ans et plus qui étaient occupées ou en chômage pendant la semaine (du dimanche au samedi) ayant précédée le jour du recensement. Les personnes occupées comprennent les personnes qui avaient fait un travail quelconque contre rémunération ou à leur compte. Les chômeurs comprennent les personnes qui avaient activement cherché un emploi au cours des quatre semaines précédentes, les personnes qui avaient été mises à pied mais prévoyaient reprendre leur emploi et les personnes ayant pris des arrangements définis en vue de se présenter à un nouvel emploi dans les quatre semaines suivantes. Population francophoneLes francophones sont identifiés selon leur réponse à la question : Quelle est la langue apprise en premier lieu à la maison dans l'enfance et encore comprise ? Dans ce document, les francophones comprennent les personnes ayant indiqué le français comme seule langue maternelle ou l'une des langues maternelles (réponses uniques ou multiples). Les données sur la population francophone peuvent différer selon que l'on se base sur les données obtenues à partir du formulaire abrégé 2A (Formulaire ou Profil 2A) ou du long formulaire (Formulaire ou Profil 2B). Concernant la population francophone totale, l'Office des affaires francophones se base sur les données provenant du formulaire abrégé administré à 100 % de la population ontarienne. Les données socio-économiques sur la population francophone sont tirées du formulaire 2B. Les données statistiques du recensement de 2001 qui ont été publiées dans les médias sont habituellement basées sur les données obtenues à partir du long formulaire 2B. Principal domaine d'étudesPrincipale discipline dans laquelle a étudié la personne ayant obtenu une attestation d'études postsecondaires (grade, certificat ou diplôme). Il s'agit de la plus haute attestation d'études obtenue parmi toutes les études postsecondaires faites par cette personne (variable du Formulaire 2B). Principale source de revenuLa principale source de revenu est la composante représentant la part la plus importante du revenu total d'une personne en 2000 : revenu d'emploi (salaires et traitements et revenu d'un travail autonome); revenus de placement (dividendes, intérêts et autres revenus de placement); transferts gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse et supplément de revenu garanti, prestations du Régime de pensions du Canada, prestations d'assuranceemploi, prestations fiscales canadiennes pour enfants et autres revenus provenant de sources publiques); autre revenu (pensions de retraite et rentes ou autre revenu en espèces) (variable du Profil 2B). ProfessionLa profession correspond au genre de travail effectué par le recensé pendant la semaine ayant précédé le recensement. Le genre de travail exécuté est défini d'après le type d'emploi occupé par le recensé et la description des tâches les plus importantes qui s'y rattachent. Les données sur la profession sont produites selon la Classification des professions pour statistiques de 2001 (CNO-S 2001) et comprennent 10 grandes catégories professionnelles. Revenu d'emploiLe revenu d'emploi est le revenu total reçu en 2000 par toute personne de 15 ans et plus comme salaires et traitements, revenu net dans une entreprise non agricole non constituée en société et/ou dans l'exercice d'une profession (honoraires professionnels) ou revenu net provenant d'un travail autonome agricole (variable du Formulaire 2B). Revenu familialLe revenu total d'une famille de recensement est calculé par la somme des revenus totaux de tous les membres de la famille âgés de15 ans et plus obtenus durant l'année civile ayant précédé le recensement. Le revenu inclut les salaires et les traitements, le travail autonome provenant d'une entreprise agricole et non agricole, les transferts gouvernementaux, le revenu de placement, les pensions de retraite et rentes et autre revenu en espèces (variable du Formulaire 2B). Revenu médianLe revenu médian représente le niveau de revenu où les revenus de la moitié des individus se situent au-dessus et ceux de l'autre moitié au-dessous. Revenu moyenLe revenu moyen correspond à la somme des revenus d'un groupe en particulier divisé par le nombre de personnes qui ont déclaré un revenu en 2000 dans ce groupe. Revenu total par personneLe revenu total par personne est calculé par la somme des sources suivantes de revenus par toute personne de 15 ans et plus pendant l'année financière de 2000 : salaires et traitements, revenu net provenant d'une entreprise agricole ou non agricole, transferts gouvernementaux (pension de sécurité de la vieillesse, supplément de revenu garanti, prestations du Régime de rentes du Québec ou du Régime de pensions du Canada, prestations d'assurance-emploi, prestations fiscales fédérales pour enfants, autre revenu provenant de sources publiques), revenu de placement (dividendes, intérêts et autre revenu de placement), pensions de retraite et rentes et autre revenu en espèces (variable du formulaire 2B). Seuil de faible revenuPopulation dans les ménages privés dont le revenu est inférieur ou égal au seuil de faible revenu. Le seuil de faible revenu est déterminé en fonction de la taille du ménage et du secteur de résidence. Taux d'activitéLe taux d'activité est le pourcentage de la population active totale, c'est-àdire population occupée ou étant à la recherche d'un emploi, par rapport à la population âgée de 15 ans et plus (variable du formulaire 2B). Taux de chômageLe taux de chômage est le pourcentage de la population active en chômage par rapport à la population active totale. Autrement dit, le taux de chômage se rapporte à la main-d'oeuvre sans emploi et est exprimé en pourcentage de la main-d'oeuvre totale pour la semaine de référence du recensement (variable du formulaire 2B). Veuillez nous joindre pour obtenir gratuitement un exemplaire du présent document : Gouvernement de l'Ontario Tél. : 416 325-4949 ou 1 800 268-7507 (sans frais) Courriel : ofa@ontario.ca Internet : www.oaf.gouv.on.ca (téléchargement en format PDF) Numéro ISBN : 0-7794-8692-7 (PDF) Entente sur les droits d'auteursToute référence au document suivant doit citer l'Office des affaires francophones et Statistique Canada comme sources de renseignements. La reproduction en tout ou en partie de ce document est autorisée aux fins de diffusion, mais pas de vente. Septembre 2005 |
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Avis de non-responsabilité concernant les liens externes Renseignements sur les droits d'auteur : Imprimeur de la Reine pour l'Ontario, 2007 Dernière mise à jour : 30 mai 2008 |